Elijah's Mantle
Portals of Opium - Les Portes d'Opium
Prologue parlé, extrait de "Absinthia Taetra" écrit par Ernest Dowson (Non inclus dans le livret).
 

Paroles originales

Strong hands that hold the throat,
Full hands to support the corn,
Tanned hands by summer's sun coat,
Pale hands, dead as the elm tree born.
Slow hands sailed waters of [sensual] pleasure,
Curious hands discovering under warm skirts
Barbarous hands bruised thighs searching treasure,
Flesh full hands squeezed, but not to hurt.

Traduction

Mains fortes qui tiennent la gorge,
Mains pleines portant le maïs,
Mains brunies par le brûlant soleil d'été,
Mains pâles comme de jeunes ormes morts.
Mains langoureuses plongées dans les flots [sensuels] du plaisir,
Mains curieuses découvrant, sous les jupes chaudes, ces
Mains barbares qui meurtrissent les cuisses pour trouver le trésor,
Mains de chair qui serrent sans jamais trop blesser.

 

Jeanne-Marie's hands. [9 fois]

Jeanne-Marie a des mains fortes,
Mains sombres que l'été tanna,
Mains pâles comme des mains mortes.
- Sont-ce des mains de Juana ?

Ont-elles pris les crèmes brunes
Sur les mares de voluptés ?
Ont-elles trempé dans des lunes
Aux étangs de sérénités ?

 

Tired hands by the opium in a cigarette,
Scorched hands by the burning feet of madonnas,
Clutched hands round golden flowers to forget,
Strained hands by things senseless honours.
Driven hands that strike the nail into the flesh,
Careful hands which measure out the poison,
Tense hands that rip the four horseman's caress,
Slapped hands of children far too noisome.

Mains fatiguées par l'opium de la cigarette,
Mains roussies par les pieds ardents des Madones,
Mains saisissant les opulentes fleurs dorées de l'oubli,
Mains rompues aux plaisirs sensuels.
Mains agiles qui enfoncent l'ongle dans la chair,
Mains délicates décanteuses de poison,
Mains tendues qui déchirent les caresses des Quatre Cavaliers,
Mains giflantes des enfants tellement mauvais.

 

Jeanne-Marie's hands. [9 fois]

Jeanne-Marie a des mains fortes,
Mains sombres que l'été tanna,
Mains pâles comme des mains mortes.
- Sont-ce des mains de Juana ?

Ont-elles pris les crèmes brunes
Sur les mares de voluptés ?
Ont-elles trempé dans des lunes
Aux étangs de sérénités ?

 

Washed hands of napkins of babies with no eyes,
Powered hands that snap and bend the backbone,
Erratic hands irritated by the heat city flies,
Tear soaked hands of what is lost of ones own.
Honoured hands where subject knelt to be kissed,
Persuaded hands of love turns the heads of lambs,
Rejected hands by the lover who is dismissed,
Blessed hands joined to another sacred hands.

Mains lavant les langes des petits enfants sans yeux,
Mains puissantes qui plient et brisent les colonnes vertébrales,
Mains errantes irritées par le souffle chaud des villes,
Mains baignées par les larmes des autres.
Mains bénies par les agenouillés qui attendent d'être embrassés,
Mains pleines d'amour des agneaux égarés,
Mains repoussées par l'amant qui s'est éloigné,
Mains blessées s'unissant à d'autres mains sacrées.

 

Jeanne-Marie's hands.
Jeanne-Marie's hands.
Jeanne-Marie's hands.
Jeanne-Marie's hands...

[Répétion ad libitum]

- Epilogue : Mark Ellis lit ensuite un texte qui n'est pas imprimé. Apparemment un autre extrait de "Absinthia Taetra" car il est fortement question d'absinthe.
- Les paroles sont de Mark Ellis qui s'inspire du style et de la versification de Rimbaud.
- Les vers du refrain sont extraits du poème de Rimbaud "les Mains de Jeanne Marie".

- Un grand merci à Richard pour le transcript et la traduction de la chanson.

riimbaud-betrayals.jpg
Album "Betrayals and Ecstasies", 1996



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