Pascale Jeanne Morisseau
Pour venir dans tes bras, devenir ton amant
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Il est un hom m e ici que l'on nomme Verlaine
Il est sur le départ, un chalutier sans doute Un voyageur ailé qui doit tracer sa route Le Beau aventurier, Rimbaud pour le nommer Rêve haut, rêve épicé Verlaine rêve de laine Tricot, tricot de peau De laine donne à Rimbaud Mais notre voyageur attendra sans relâche Que l'ivresse l'apaise dans sa transe de grâce Que quelque cygne accourt, que quelque chose lâche Car il est un chemin dont Dieu brouille la trace Alors l'homme Verlaine écrit sur les nuages Qui passent dans le ciel et qui s'en vont là-bas Le vent faiseur d'histoires, ces merveilleux nuages Qui fait que Rimbaud vient changeant le mal en bien Car il est des nuages au-delà de nous- mêmes Où l'amour idéal n'est pas qu'une utopie Où il n'y a pas de mal à dire que l'on s'aime Et à ce que tu viennes me baiser dans un lit Tu me reconnaîtras parmi mille visages Ton poète maudit, ton rebelle adoré Celui qui t'aidera dans tes transes voyages Expériences aux limites par les Dieux transcendées Que tu ne trembles plus du fond de tes nuits blanches Quand les larmes se fondent à la douleur d'aimer Et que tu sais très bien qu'en étant à côté Moi je veux que tu vives et c'est te protéger Des démons de l'enfer où la lame se ferre Dans tes veines si bleues au rouge vermillon Où la corde lacée autour de ton beau cou Fait que par un beau jour tu n'es plus parmi nous Non ! Non ! Non ! Non ! Parce que tes longs sanglots du côté de la mer Sont dangereux pour moi, moi qui t'aime si fort Il y va de ta vie, il y va de ma mort Et je déchirerai tous les draps des frontières Pour Venir Dans Tes bras De- -venir Ton Amant... |
Pascale Jeanne Morisseau 31/05/2006
