document.write('« On sait comment Arthur Rimbaud, poète irrécusable entre sa quinzième et sa dix-neuvième année, se tut brusquement en pleine verve, courut le monde, fit du négoce et de l\'exploration, se refusa de loin à ce renom d\'artiste qui le sollicitait, et mourut à trente-sept ans après d\'énormes labeurs inutiles. Cette vie de Rimbaud, l\'incohérence éclate, semble-t-il, entre ses deux états. Sans doute, le poète s\'était déjà, par d\'admirables divagations aux routes de l\'esprit, montré le précurseur du vagabond inlassable qui prévalut ensuite. Mais celui-ci désavoua l\'autre et s\'interdit toute littérature. Quel fut, des deux, le vrai ? Quoi de commun entre eux ? Pouvait-on, les affaires bâclées et fortune faite, espérer une floraison, un achèvement ou un renouveau des facultés créatrices ? Cela reste inquiétant de duplicité. » - Victor Segalen, Le double Rimbaud.')