Jules Favre fut avocat et orateur politique. En 1848, il fut élu député de Lyon à l'Assemblée constituante, puis à la Législative en 1849. En 1851, aux côtés des républicains, il s'opposa à Louis Napoléon Bonarparte (futur Napoléon III), premier président de la République, puis à l'Empire. En 1858, il fut élu député de Paris. En 1864, il fut élu académicien. Il devint membre et ministre des Affaires étrangères du gouvernement de la Défense nationale en 1870. En 1871, il s'opposa à la guerre contre la Prusse et joua un rôle important dans la répression de la Commune de Paris. C'est lui qui négociat maladroitement avec Bismarck l'armistice du 28 janvier 1871 et le traité de Francfort du 10 mai 1871. Discrédité, il quitta le ministère, le 2 août 1871, mais resta à l'Assemblée nationale. Il fut élu sénateur le 30 janvier 1876. Dans son poème "Chant de guerre parisien", Rimbaud parle de Favre qui "fait son cillement aqueduc et ses reniflements à poivre". Favre pleurniche et renifle du poivre pour pleurer. Le journal communard "Le Cri du peuple" se moqua à plusieurs reprises des larmes de crocodile que versaient Favre et Thiers sur les malheurs de la nation.