Le dossier sur les inédits d'Aden comprend :
1. un article sur la parution du livre de souvenirs d’Alfred Bardey, le patron de Rimbaud à Aden. Il paraît pour la première fois avec l'intégralité de son iconographie (réédition le 11 juin). L'élaboration de cette édition a permis d’exhumer de nombreux documents oubliés retrouvés dans une petite valise bleue conservée par les descendants d'Alfred Bardey, employeur de Rimbaud à Aden.

Pour illustrer l'article, il y a :

  • une photo de la dixième et dernière page du "Rapport sur l'Ogadine" ;
  • une photo de Mariam, la compagne abyssine d'Arthur Rimbaud, déjà dévoilée en 1913 dans un livre par l'Italien Ottorino Rosa, agent de commerce proche de Rimbaud à Aden, avec ce commentaire : « Cette femme vivait en 1882 à Aden avec le génial poète Arthur Rimbaud. » ;
  • une photo de la maison Bardey à Aden ;
  • une photo générale de l'hôtel de l'Univers ;
  • une photo de la bourse de Rimbaud, qu'il avait remis à Pierre Bardey le 9 mai 1891 à Aden, le matin de son embarquement sur le paquebot L'Amazone qui partait pour la France. La petite-nièce de Bardey avait confié cette bourse à Joseph Tubiana en même temps que le manuscrit d'Alfred Bardey. À l'occasion de la réédition des souvenirs du patron de Rimbaud, Marie-José Tubiana a retrouvé cet objet rempli de pièces au fond duquel se trouve un petit papier plié en quatre qui n'a pas encore été déchiffré.

2. "Les dévots n'aiment pas voir bouleverser leur idole" : article de Jean-Jacques Lefrère qui revient sur la révélation de la nouvelle photo du coin de table à Aden et de sa perception par le public. Il est illustré des photos qui ont été fournies à la presse, c'est-à-dire la vue générale de l'hôtel de l'Univers, le coin de table à Aden et le recadrage sur le visage de Rimbaud.

3. "Connaîtrons-nous jamais la vraie image de Rimbaud ?" : article de Jacques Bienvenu qui se livre à une étude comparative des divers portraits d'Arthur Rimbaud. On y apprend que Paterne Berrichon, le beau-frère posthume du poète, n'a pas seulement falsifié les lettres de Rimbaud en Afrique, il a aussi modifié son image. Et que Jean-Jacques Lefrère peut parfois tirer des conclusions hâtives quand il s'agit d'identifier un portrait de Rimbaud.

L'article est illustré par :

  • les photos de Carjat, dont plusieurs versions de la photo n° 2, différentes suivant l'ouvrage dans lesquelles elles sont parues (version Delahaye, version Berrichon).
  • de Rimbaud en 1871, dessiné par Paterne Berrichon, d'après Carjat.
  • d'un portrait du poète Arthur Rimbaud, par A. Garnier, 1872, dont l'origine est imprécise.
  • d'une gouache par Fantin-Latour, datée de 1872.
  • du nouveau visage de Rimbaud comparé avec l'autoportrait de Rimbaud dans le jardin de bananes, pris en 1883.

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