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De passage à Douai, Arthur Rimbaud a écrit vingt-deux poèmes
Par Catherine,
jeudi 21 août 2008 à 12:45 :: Actualités
:: #38
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309, rue de l'Abbaye-des-Prés, 171, rue Jean-de-Bologne : deux rues, deux adresses, deux plaques qui nous révèlent un court passage de la vie du poète Arthur Rimbaud.
309, rue de l'Abbaye-des-Prés, 171, rue Jean-de-Bologne : deux rues, deux adresses, deux plaques qui nous révèlent un court passage de la vie du poète Arthur Rimbaud.
« Arthur Rimbaud fut hébergé dans cette maison en septembre et octobre 1870. En mai 1871, il adressa ici à Georges Izambard la première lettre dite "du voyant" ». Ainsi commence l'histoire d'Arthur Rimbaud à Douai, au n°309 de la rue de l'Abbaye-des-Prés.
Nous sommes en 1870, au mois d'août. Le jeune Arthur Rimbaud, 17 ans, vient de fuir Charleville-Mézières et sa mère. Il veut aller à Paris mais il n'a pas assez d'argent pour payer l'intégralité de son billet. Qu'importe, il prend quand même le train. Au cours du voyage, il est contrôlé. Il est arrêté et emprisonné à son arrivée dans la capitale. Il fait alors appel à son professeur et ami Georges Izambard, en vacances à Douai et retenu là-bas à cause de la guerre. Celui-ci lui envoie l'argent nécessaire à sa libération et l'héberge ensuite à Douai, au n°309 de la rue de l'Abbaye-des-Prés, chez les soeurs Gindre (Izambard vit là avec l'une d'elle), durant les premières semaines de septembre.
Renvoyé chez sa mère, Rimbaud fait une deuxième fugue en octobre et revient à Douai. Lors de ces courts séjours, il écrit des poèmes ainsi que quelques articles pour Le Libéral du Nord.
Une plaque apposée sur la maison du n°171, rue Jean-de-Bologne, nous rappelle que Rimbaud a croisé à Douai la route d'un autre poète, Paul Demeny, un ami d'Izambard : « En 1870, Arthur Rimbaud confia ici à Paul Demeny vingt-deux poèmes. Il lui adressa, le 15 mai 1871, la seconde lettre dite "du voyant". » Demeny ne fait rien de ces vingt-deux poèmes, alors qu'il aurait pu les éditer. On ne sait pas non plus si c'est dans cette intention que Rimbaud les lui avait confiés. En 1871, quand ce dernier lui demande dans une lettre de brûler tous ces vers, Demeny ne le fait pas non plus. Il les vend vers 1890. Ils seront publiés dans Le Recueil de Douai. Parmi eux, Le Dormeur du val et Ma bohème.
Source : La Voix du Nord
Nous sommes en 1870, au mois d'août. Le jeune Arthur Rimbaud, 17 ans, vient de fuir Charleville-Mézières et sa mère. Il veut aller à Paris mais il n'a pas assez d'argent pour payer l'intégralité de son billet. Qu'importe, il prend quand même le train. Au cours du voyage, il est contrôlé. Il est arrêté et emprisonné à son arrivée dans la capitale. Il fait alors appel à son professeur et ami Georges Izambard, en vacances à Douai et retenu là-bas à cause de la guerre. Celui-ci lui envoie l'argent nécessaire à sa libération et l'héberge ensuite à Douai, au n°309 de la rue de l'Abbaye-des-Prés, chez les soeurs Gindre (Izambard vit là avec l'une d'elle), durant les premières semaines de septembre.
Renvoyé chez sa mère, Rimbaud fait une deuxième fugue en octobre et revient à Douai. Lors de ces courts séjours, il écrit des poèmes ainsi que quelques articles pour Le Libéral du Nord.
Une plaque apposée sur la maison du n°171, rue Jean-de-Bologne, nous rappelle que Rimbaud a croisé à Douai la route d'un autre poète, Paul Demeny, un ami d'Izambard : « En 1870, Arthur Rimbaud confia ici à Paul Demeny vingt-deux poèmes. Il lui adressa, le 15 mai 1871, la seconde lettre dite "du voyant". » Demeny ne fait rien de ces vingt-deux poèmes, alors qu'il aurait pu les éditer. On ne sait pas non plus si c'est dans cette intention que Rimbaud les lui avait confiés. En 1871, quand ce dernier lui demande dans une lettre de brûler tous ces vers, Demeny ne le fait pas non plus. Il les vend vers 1890. Ils seront publiés dans Le Recueil de Douai. Parmi eux, Le Dormeur du val et Ma bohème.
Source : La Voix du Nord

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