aoû
08
Verlaine-Rimbaud selon Besson
Par Catherine,
vendredi 8 août 2008 à 08:45 :: Parutions
:: #35
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Qu'ont bien pu se dire Verlaine et Rimbaud pour s'aimer à se tirer dessus ? « J'ai envie de toi, Rimbe », aurait dit Verlaine. « Ma truie », « ma grosse vache dégoûtante », lui aurait répondu Rimbaud. Voilà ce que la plus sulfureuse histoire de fesses de la poésie française a fait germer dans l'esprit de Patrick Besson : le dialogue imaginaire du soir de leurs retrouvailles.


Deux années après l'épisode du coup de feu à Bruxelles, l'amant de l'auteur des « Illuminations » cherche la foi, tandis que l'autre, Rimbaud, si beau, si « pute », veut lâcher la poésie pour entrer dans le business. Le dialogue vire à la scène de ménage. Des mots crus, tendres, des envies de boire, de baiser, entre deux êtres inquiets d'être « catalogués pédés » par la postérité. Le texte, transgressif, désacralise les génies, les ramène vers l'ordinaire de leur humanité ; et on lit leurs échanges avec un sourire jubilatoire, comme si l'on claquait la bise à la Joconde.
« Et la nuit seule entendit leurs paroles », de Patrick Besson (Mille et une nuits, 110 pages, 3 €).
Source : Le Point
« Et la nuit seule entendit leurs paroles », de Patrick Besson (Mille et une nuits, 110 pages, 3 €).
Source : Le Point

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